Réduire l’empreinte carbone de notre consommation

Les chiffres du secteur textile et des impacts qui lui sont associés donnent le vertige. Tous les ans, 130 milliards de vêtements sont consommés dans le monde. A l’échelle suisse, chaque habitante et habitant importe annuellement environ 18 kilos de textiles (dont 10 kilos de vêtements).

Ces volumes de consommation démesurés s’accroissent par ailleurs au fil du temps : aujourd’hui, par exemple, la Suisse importe environ 7’000 tonnes de pantalons neufs par année, soit presque quatre fois plus qu’en l’an 2000. Or, une grande partie de ces habits n’est que très rarement utilisée (70 % des vêtements qui constituent notre garde-robe ne sont pas portés) et finit souvent trop rapidement dans la poubelle. Logiquement, la surconsommation textile et le gaspillage vestimentaire ne sont pas sans impact : l’industrie textile générerait au niveau mondial environ 4 milliards de tCO₂e par an, soit plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.

La surconsommation et le gaspillage concernent également les appareils numériques (cf. fiche 3.3), les petits et gros électroménagers dont sont équipés les foyers (fours, lave-linges, cafetières, aspirateurs, etc.), ainsi que les objets utilisés au quotidien (petit mobilier, outils de bricolage, objets de décoration, etc.). Selon les estimations disponibles, on posséderait chez soi environ 2,5 tonnes d’objets, dont la fabrication aurait par ailleurs nécessité la mobilisation de jusqu’à 45 tonnes de matières. 

Face aux défis que représentent ces tendances de consommation, les leviers dont dispose l’État sont plutôt limités. Du côté de l’offre, en effet, une très grande partie des produits textiles et des biens et services du quotidien que nous consommons à Genève sont produits à l’étranger. Du côté de la demande, l’évolution des choix de consommation requiert une inversion du système de valeurs prédominant, un processus qui prend du temps et qui ne va pas de soi. Dans ce contexte, l’État peut néanmoins accélérer le processus de transition vers plus de circularité en sensibilisant la population à la sobriété matérielle (cf. fiche 3.5), en pérennisant les démarches vertueuses déjà en place (comme par exemple la démarche « Zéro déchet », cf. également fiche 3.5), ou encore en montrant la voie à travers des mesures transformatives exemplaires à l’échelle de l’administration.

co-benefices Co-bénéfices

  • Réduction de l’empreinte matière du territoire
    Réduction de l’empreinte matière du territoire
  • Impact positif sur le pouvoir d’achat de la population (à travers la réduction du gaspillage et de la consommation superflue)
    Impact positif sur le pouvoir d’achat de la population (à travers la réduction du gaspillage et de la consommation superflue)
  • Création de lien social (par exemple, à travers le partage de biens)
    Création de lien social (par exemple, à travers le partage de biens)
  • Développement d'activités de seconde main et de manière plus générale de boucles de circularité
    Développement d'activités de seconde main et de manière plus générale de boucles de circularité
  • Effet multiplicateur généré par l’économie circulaire
    Effet multiplicateur généré par l’économie circulaire

Pilotes principaux

DDC

OCEV

Etablissements de droit public

Tous

Autres entités impliquées

CCIG, Après-GE, FRC, GLCT, Grand Genève

Autres offices cantonaux

OCEI, DPA, DGFE

Publics cibles

Grand public

Etat de Genève

Etablissement de droit public

Communes genevoises

Actrices et acteurs économiques

Effets potentiels sur la biodiversité

Chacune des fiches-actions du PCC 2030 est examinée sous l’angle de sa compatibilité avec les orientations des politiques en faveur de la biodiversité.

Dans ce contexte, sont listés ci-contre les opportunités à favoriser (+) et les risques à éviter (-) vis-à-vis des enjeux de biodiversité.

  • Réduire les impacts sur les ressources naturelles lors de la production (pollution des sols, des eaux, destruction d'écosystèmes sensibles, etc.) (externalités)
    Réduire les impacts sur les ressources naturelles lors de la production (pollution des sols, des eaux, destruction d'écosystèmes sensibles, etc.) (externalités)
  • Diminuer le transport de matières premières (externalités)
    Diminuer le transport de matières premières (externalités)
  • Réduire les déchets et leurs impacts sur les milieux naturels
    Réduire les déchets et leurs impacts sur les milieux naturels
Fiche-action 3.2

Actions

Dans le cadre du plan d'actions 2025-2030, la fiche-actions 3.2 (Réduire les émissions de GES issues de la consommation des biens et services du quotidien) englobe 10 actions.

Le premier relevé de mise en œuvre des actions du PA 2025-2030 sera réalisé au printemps 2026 (soit environ une année après l'adoption du plan). Dans l'intervalle, et à quelques exceptions près, les actions sont considérées soit en phase initiale, soit en cours de réalisation (pour les actions en continu). L'état d'avancement des actions sera ensuite évalué systématiquement sur une base annuelle. 

Fiche-action 3.2

Indicateurs de suivi

Le suivi de la fiche 3.2 (Réduire les émissions de GES issues de la consommation des biens et services du quotidien) repose sur 8 indicateurs.

Ces indicateurs sont liés entre eux de manière positive ou négative, selon les cas de figure. Des liens directs existent aussi entre les indicateurs de MOYENS et les actions qui sont englobées dans la fiche (cf. diagramme ci-contre). 

Les actions n'ayant aucun lien avec les indicateurs de MOYENS sont toutefois monitorées à travers l'évaluation annuelle de leur état d'avancement (cf. catalogue d'actions). 

Nous vous invitons à lire la notice méthodologique ci-dessous expliquant le code-couleurs utilisé pour juger l'évolution des variables (cf. pastilles colorées à droite dans le tableau ci-dessous).