Préserver la biodiversité dans un contexte de changements climatiques

La biodiversité et les milieux naturels et agricoles jouent un rôle central dans la régulation du climat et du cycle de l’eau. Mais ils sont également sensibles aux effets des changements climatiques et aux pressions humaines. C’est pourquoi il est important que les politiques en faveur du climat et de la biodiversité soient pensées de manière complémentaire.

Préserver l’infrastructure écologique et les milieux naturels.

La biodiversité est prise en compte dans chaque action du Plan climat ayant pour objet de réduire les émissions de GES. Sa préservation est également identifiée comme un levier important d’adaptation du territoire aux changements climatiques.

• Adapter les milieux agricoles et sylvicoles.

La gestion forestière et l’agriculture doivent également s’adapter aux évolutions du climat. Les essences d’arbres, les modes de gestion forestière et les pratiques agricoles devront permettre de mieux préserver les sols et les ressources en eau.

• Accueillir la nature en ville.

Enfin, il est important de renforcer la place de la biodiversité en ville pour rendre cette dernière plus accueillante pour le vivant, au bénéfice de la nature et des humains.

Objectifs visés

Cible

30 %

du territoire contribuant au maintien et/ou au renforcement de l'infrastructure écologique prioritaire d'ici 2030.

150'000 arbres

financés dans le cadre de la stratégie d’arborisation d'ici 2040.

2'800 ha

cultivés selon les principes d’agriculture de conservation d'ici 2030.

92 parcelles

de l'Etat gérées en entretien différencié d'ici 2027.

Ø source lumineuse

dans l’infrastructure écologique prioritaire d'ici 2030.

Biodiversité et milieux naturels

Macro-Indicateurs

Part du territoire contribuant au maintien et/ou au renforcement de l'infrastructure écologique prioritaire

(%)

Biodiversité et milieux naturels

Orientation souhaitée : Augmentation prononcée

Contexte : l'infrastructure écologique (IE) fournit à la nature un réseau de milieux naturels et semi-naturels fonctionnel et de grande qualité. Elle comprend : (i) les réservoirs (i.e. des espaces naturels de grande valeur où les espèces peuvent vivre, se reproduire et s'alimenter) ; et (ii) les corridors biologiques, qui permettent la mobilité des espèces entre les réservoirs et assurent ainsi leur vitalité. De plus, afin d'assurer la fonctionnalité de cet ensemble, l'IE intègre un paysage naturel diversifié, ainsi qu'une connectivité effective. On considère qu'une infrastructure écologique peut être fonctionnelle si elle recouvre au minimum 30% de la surface d’un territoire.

Cible : 30% en 2030
Source : OCAN
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : tous les ans

Taux de canopée moyen de l’aire urbaine

(%)

Biodiversité et milieux naturels
Territoire et constructions

Orientation souhaitée : Augmentation prononcée

Contexte : le terme canopée désigne l’étendue du couvert végétal formé par les arbres (branches et feuillage). Par l’absorption du CO2, la diminution des rayons solaires et l’effet de rafraîchissement, la canopée revêt un rôle essentiel dans le confort d’usage du milieu bâti et dans sa résilience face aux changements climatiques.

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : calculé à l'aide de relevés aériens (LIDAR), le taux de canopée représente, en pourcentages de territoire, l’étendue de l’ombrage projeté au sol par la couronne des arbres.

Entre 2000 et 2019, le taux de canopée de l'aire urbaine est resté stable (la comparaison de la surface de canopée à ces deux dates montre une légère croissance, mais celle-ci est toutefois située dans la marge d'incertitude de la méthodologie de calcul ; il n'est ainsi pas possible d'en conclure une évolution significative).

Cible : 30% à l'horizon 2070 (cf. Stratégie d'arborisation de l'aire urbaine genevoise)
Source : relevés LIDAR
Périmètre : aire urbaine 
Fréquence de collecte : tous les ans à partir de 2025

Taux d'imperméabilisation

(%)

Territoire et constructions
Biodiversité et milieux naturels

Orientation souhaitée : Réduction modérée

Contexte : le taux d'imperméabilisation correspond au pourcentage de la surface du territoire rendue imperméable par des constructions, des routes ou d'autres infrastructures. Les sols recouverts de matériaux imperméables (i.e. étanches) ne peuvent plus absorber l’eau de pluie, ne produisent plus de biomasse et ne captent plus de carbone. Une augmentation du taux d'imperméabilisation sur une territoire donné indique une diminution de sa résilience aux changements climatiques (toute chose égale par ailleurs).

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : les valeurs sont issues de la carte OTEMO. Celle-ci distingue 6 genres d'objets : (i) Bâtiments ; (ii) Surfaces à revêtement dur ; (iii) Surfaces vertes ; (iv) Eaux ; (v) Surfaces boisées ; (vi) Surfaces sans végétation. Les surfaces imperméabilisées regroupent les catégories (i) et (ii). Ne sont considérées que les surfaces terrestres (i.e. territoire cantonal hors Lac, Rhône et Arve).

Cible : N/A
Source : Carte OTEMO (version décembre)
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : tous les ans

Biodiversité et milieux naturels

Fiches-actions

L’axe 6 (Biodiversité et milieux naturels) est composé de 6 fiches-actions.

La fiche-actions 6.1 met l’accent sur les enjeux liés à l’infrastructure écologique, à l’échelle du canton ainsi qu’à celle du Grand Genève, comme facteur clé pour la résilience de la biodiversité face aux changements climatiques.

La fiche-actions 6.2 vise la préservation des écosystèmes aquatiques (lac, cours d'eau, mares, étangs, etc.). 

Les enjeux liés aux sols et au sous-sol font l’objet de la fiche fiche 6.3. Les changements climatiques tendent en effet à accroitre la pression sur les sols naturels (e.g. atteinte à la qualité des sols sous l’effet des sécheresses et pluies intenses ou des pollutions issues d’évènements extrêmes), ainsi que sur les ressources du sous-sol (énergies, eau).

La fiche 6.4 vise la préservation de la fonctionnalité des milieux arborés (forêts, mais aussi arbres en milieu urbain) et des services écosystémiques rendus dans un contexte où l’accélération des changements climatiques implique le renforcement de certains risques (e.g. incendies).

La fiche 6.5 regroupe l’ensemble des enjeux climatiques touchant les activités agricoles.

Enfin, la fiche 6.6 vise la préservation, la qualité et la requalification de la nature en ville en intégrant les caractéristiques propres au milieu urbain, comme le verdissement du bâti ou la généralisation des pratiques d’entretien différencié.