Préserver et renforcer les écosystèmes aquatiques

Les écosystèmes aquatiques (lac, cours d'eau, mares, étangs, …), sont déjà soumis à d'importantes pressions liées aux activités humaines et à l'urbanisation (près de la moitié des cours d'eau genevois présente un état écologique insatisfaisant). Ces pressions affectent durablement leurs équilibres. Les substances polluantes issues des activités domestiques, industrielles et agricoles se retrouvent en quantités importantes dans certains milieux, quand bien même des efforts conséquents sont consentis en vue d'en diminuer les apports (75 % des stations de mesures sur les cours d'eau genevois ont une qualité insuffisante du point de vue des pollutions domestiques, industrielles et agricoles). Les écosystèmes des cours d'eau partiellement ou entièrement artificialisés (54 km de cours d'eau, soit 12 % du total, sont enterrés) peinent à se développer. Les apports d'eaux pluviales en provenance des zones urbaines perturbent l'hydrologie naturelle des cours d'eau. L'urbanisation a également fait, et fait encore disparaître des écosystèmes aquatiques tels que des mares et des étangs. Finalement, le système actuel des éclusées sur le Rhône présente d’importants impacts négatifs sur l’écosystème. Des scénarios plus proches du fonctionnement naturel, tenant compte de contraintes techniques et financières, sont à l’étude. 

En plus de ces impacts d'ores et déjà bien connus s'ajoutent ceux liés aux changements climatiques, tels que la diminution des débits d'étiage et l'augmentation des températures de l’eau. Le danger est maximal en période estivale, lorsque les débits des cours d'eau sont faibles et leurs températures élevées. À cela s'ajoutent des pressions liées aux loisirs et au besoin légitime de la population d'être en contact non seulement avec la nature, mais également avec l'eau, particulièrement en période de fortes chaleurs. Une surveillance sanitaire des eaux de baignade (bactériologie et cyanobactérie) est de ce fait, à renforcer, ainsi que la prise de mesures exceptionnelles de conservation des espèces aquatiques, par exemple des mises à ban temporaires. 

Il est primordial non seulement de protéger les écosystèmes les plus fragiles contre les effets des changements climatiques, mais également de renaturer ou de créer de nouveaux écosystèmes, tout en les rendant aussi fonctionnels que possible du point de vue de la biodiversité (qualité, mise en réseau, etc.). Enfin, il sera également important de prendre en considération les objectifs a priori contradictoires entre le renforcement nécessaire des écosystèmes aquatiques et le besoin d'augmenter les accès à l'eau de la population.

co-benefices Co-bénéfices

  • Amélioration de la qualité de vie
    Amélioration de la qualité de vie
  • Amélioration du confort thermique en ville
    Amélioration du confort thermique en ville
  • Diminution des tensions autour des usages de loisirs liés à l'eau
    Diminution des tensions autour des usages de loisirs liés à l'eau
  • Accès facilité à l'eau
    Accès facilité à l'eau

Pilotes principaux

OCEAU

Etablissements de droit public

SIG

Autres entités impliquées

Communes genevoises, Propriétaires, Spécialistes

Autres offices cantonaux

OCAN, DPAV, OCEV

Publics cibles

Interne Etat

Communes

Population

Effets potentiels sur la biodiversité

Chacune des fiches-actions du PCC 2030 est examinée sous l’angle de sa compatibilité avec les orientations des politiques en faveur de la biodiversité.

Dans ce contexte, sont listés ci-contre les opportunités à favoriser (+) et les risques à éviter (-) vis-à-vis des enjeux de biodiversité.

  • L'ensemble des actions de la fiche représentent des opportunités directes pour la biodiversité
    L'ensemble des actions de la fiche représentent des opportunités directes pour la biodiversité
Fiche-action 6.2

Actions

Dans le cadre du PCC 2025-2030, la résilience des écosystèmes aquatiques est soutenue à travers 7 actions principales.

Le premier relevé de mise en œuvre des actions du PA 2025-2030 sera réalisé au printemps 2026 (soit environ une année après l'adoption du plan). Dans l'intervalle, et à quelques exceptions près, les actions sont considérées soit en phase initiale, soit en cours de réalisation (pour les actions en continu). L'état d'avancement des actions sera ensuite évalué systématiquement sur une base annuelle. 

Fiche-action 6.2

Indicateurs de suivi

Dans le cadre du PCC 2025-2030, la résilience des écosystèmes aquatiques est monitorée à travers 10 indicateurs de suivi.

Ces indicateurs sont liés entre eux de manière positive ou négative, selon les cas de figure. Des liens directs existent aussi entre les indicateurs de MOYENS et les actions qui sont englobées dans la fiche (cf. diagramme ci-contre). 

Les actions n'ayant aucun lien avec les indicateurs de MOYENS sont toutefois monitorées à travers l'évaluation annuelle de leur état d'avancement (cf. catalogue d'actions). 

Nous vous invitons à lire la notice méthodologique ci-dessous expliquant le code-couleurs utilisé pour juger l'évolution des variables (cf. pastilles colorées à droite dans le tableau ci-dessous).

Evaluation synthétique de la situation

Indicateurs

Type

Périmètre

Dernier relevé

Orientation souhaitée

Evolution observée

Fiche-action 6.2

Synergies avec les autres fiches-actions

Chacune des 35 fiches-actions du Plan climat se focalise sur une thématique spécifique lui conférant une identité distincte et autonome. 

Ces fiches-actions ne sont pas pour autant indépendantes les unes des autres. Au contraire, elles se renforcent souvent mutuellement à travers des synergies diverses.