Adapter le territoire aux défis climatiques

Notre façon d’aménager le territoire influence nos comportements et nos émissions de GES – par exemple lorsqu’il s’agit de nous déplacer. En retour, les changements climatiques impactent de plus en plus nos infrastructures et nos milieux naturels. L’aménagement territorial est donc un enjeu clé pour réduire nos émissions et nous adapter.

• Planifier un aménagement plus sobre en carbone.

Les principes qui guident l’aménagement et l’urbanisme doivent intégrer l’objectif de sobriété carbone: accessibilité des transports alternatifs à la voiture, performance énergétique des bâtiments, proximité des services, etc.

• Adapter le territoire aux épisodes de forte chaleur.

Dans le même temps, il faut permettre au territoire et à la population de s’adapter aux changements climatiques. En donnant, par exemple, davantage de place en ville aux sources de rafraîchissement naturel que sont l’eau, la terre et les végétaux.

• Développer nos capacités à capter et stocker le carbone.

Enfin, la séquestration du CO2 est un enjeu qui reste largement à explorer. Même si cette solution ne peut être que marginale, le Plan climat engage des réflexions et des expérimentations à son propos.
 

Objectifs visés

Cible

30%

de canopée dans l'aire urbaine d'ici 2070.

Territoire et constructions

Macro-Indicateurs

Taux d'imperméabilisation

(%)

Territoire et constructions
Biodiversité et milieux naturels

Orientation souhaitée : Réduction modérée

Contexte : le taux d'imperméabilisation correspond au pourcentage de la surface du territoire rendue imperméable par des constructions, des routes ou d'autres infrastructures. Les sols recouverts de matériaux imperméables (i.e. étanches) ne peuvent plus absorber l’eau de pluie, ne produisent plus de biomasse et ne captent plus de carbone. Une augmentation du taux d'imperméabilisation sur une territoire donné indique une diminution de sa résilience aux changements climatiques (toute chose égale par ailleurs).

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : les valeurs sont issues de la carte OTEMO. Celle-ci distingue 6 genres d'objets : (i) Bâtiments ; (ii) Surfaces à revêtement dur ; (iii) Surfaces vertes ; (iv) Eaux ; (v) Surfaces boisées ; (vi) Surfaces sans végétation. Les surfaces imperméabilisées regroupent les catégories (i) et (ii). Ne sont considérées que les surfaces terrestres (i.e. territoire cantonal hors Lac, Rhône et Arve).

Cible : N/A
Source : Carte OTEMO (version décembre)
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : tous les ans

Taux de canopée moyen de l’aire urbaine

(%)

Biodiversité et milieux naturels
Territoire et constructions

Orientation souhaitée : Augmentation prononcée

Contexte : le terme canopée désigne l’étendue du couvert végétal formé par les arbres (branches et feuillage). Par l’absorption du CO2, la diminution des rayons solaires et l’effet de rafraîchissement, la canopée revêt un rôle essentiel dans le confort d’usage du milieu bâti et dans sa résilience face aux changements climatiques.

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : calculé à l'aide de relevés aériens (LIDAR), le taux de canopée représente, en pourcentages de territoire, l’étendue de l’ombrage projeté au sol par la couronne des arbres.

Entre 2000 et 2019, le taux de canopée de l'aire urbaine est resté stable (la comparaison de la surface de canopée à ces deux dates montre une légère croissance, mais celle-ci est toutefois située dans la marge d'incertitude de la méthodologie de calcul ; il n'est ainsi pas possible d'en conclure une évolution significative).

Cible : 30% à l'horizon 2070 (cf. Stratégie d'arborisation de l'aire urbaine genevoise)
Source : relevés LIDAR
Périmètre : aire urbaine 
Fréquence de collecte : tous les ans à partir de 2025

Territoire et constructions

Fiches-actions

L’axe 4 (Territoire et constructions) est composé de 6 fiches-actions.

Les fiches 4.1 à 4.4 sont structurées par échelles géographiques : Grand Genève / canton (4.1) ; communes (4.2) et quartiers (4.3). Leur spectre varie donc du méso jusqu’au micro.

Les deux dernières fiches de l’axe 4 ont trait à deux enjeux majeurs de la transition qu’il convient d’approcher à travers un regard territorial.

La fiche 4.5 se focalise sur la problématique des îlots de chaleur.

En ce qui concerne la fiche 4.6, celle-ci porte sur les stratégies de captation de carbone.