Les évènements climatiques extrêmes sont, d’une manière générale, appelés à devenir plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. Bien que relativement moins exposé que d’autres territoires suisses, le canton de Genève n’est pas à l’abri, en plus des fortes chaleurs (cf. fiche 4.5 et 5.1) et dégâts liés à l’eau (cf. fiche 5.3), d’autres évènements pouvant se cumuler avec ces derniers : tempête accompagnée de vents violents, grêle, incendie de forêt, glissement de terrain, etc.
Les conséquences potentielles de ces évènements, qu’ils soient d’ordre matériels, humains ou naturels, sont aujourd’hui difficiles à estimer en raison, notamment de leur caractère imprévisible, mais également de la probabilité croissante d’évènements concomitants pouvant entraîner des défaillances et dommages « en cascade » (par exemple dégradation d’infrastructures entraînant une interruption dans l’approvisionnement électrique, induisant elle-même une atteinte des services de base tels que secours ou santé, etc.). Face à ces nouveaux défis, améliorer et diffuser largement la connaissance de ces différents risques et des moyens de s’en prémunir est un objectif prioritaire. On s’appuiera pour cela sur une analyse des évènements climatiques passés, couplée à des modélisations climatiques sur leurs possibles évolutions futures. Ce socle de connaissances est indispensable pour orienter au mieux le déploiement des diverses actions de réduction de la vulnérabilité du territoire (via l’aménagement, les dispositifs constructifs, mais aussi l’évolution des comportements dans une logique préventive et de protection). Ces connaissances doivent aussi permettre d’évaluer les coûts financiers en jeu, ainsi que de vérifier, et le cas échéant faire évoluer, des dispositifs assuranciels qui peuvent s’avérer inadaptés face à des risques inédits de par leur ampleur et leur caractère cumulatif.