La mobilité pendulaire effectuée en voiture, souvent en autosolisme, contribue fortement à saturer les infrastructures routières du canton. De plus, la mobilité pour le motif travail constitue un poste important dans les émissions de GES à l’échelle du Grand Genève. Ainsi, il est nécessaire de promouvoir les plans de mobilité au sein des entreprises, des organisations et des collectivités publiques pour limiter les déplacements effectués en voiture. Dans ce cadre, il s’agit principalement d’intervenir sur la tarification du stationnement et la promotion des modes de transports alternatifs à la voiture.
En effet, le stationnement constitue un levier d’action important pour influencer le choix du mode de transport utilisé. Les enquêtes montrent que les personnes actives disposant d’une place gratuite utilisent dans 45 % des cas leur voiture alors qu’elles ne sont plus que 33 % lorsque la place est payante. Par ailleurs, suivant les secteurs du canton, les places de parking mises à disposition gratuitement par les entreprises peuvent aller jusqu’à 85 % de l’offre de stationnement.
L’État doit également s’améliorer en matière de tarification du stationnement pour inciter le public à utiliser d’autres modes de transports, mais également en restreignant la mise à disposition de places de stationnement pour les équipes. Cette disposition, outre la logique d’égalité de traitement entre le secteur public et le secteur privé, s’appuie sur une disposition inscrite
dans la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) qui a introduit une obligation d’exemplarité pour l’État et les IDP, notamment en réduisant les possibilités de stationnement en entreprise.
Les modes alternatifs sont quant à eux un outil à ne pas négliger (covoiturage, mobilités actives, transports collectifs), tout comme les nouvelles pratiques de travail (télétravail, nomadisme, vidéoconférence…).