Décarboner les déplacements de loisirs

Souvent éclipsée par la mobilité pendulaire dans l’actualité médiatique et politique, la mobilité de loisirs représente pourtant le motif principal de déplacements des Genevoises et Genevois, que ce soit en nombre de trajets ou de distances parcourues. 

Par rapport aux enjeux climatiques, aussi, les déplacements de loisirs ont une importance significative, voire notoire, puisque leur impact carbone représente environ deux tiers des émissions totales issues de la mobilité des individus. Ce poids central de la mobilité de loisirs et ses impacts risquent d’ailleurs de s’accroitre dans les années à venir, puisque le nombre de déplacements de loisirs devrait augmenter de 41 % d’ici 2050.

Deux types de mobilité de loisirs sont particulièrement problématiques pour leur impact carbone : la mobilité de loisirs quotidienne (déplacements de loisirs routiniers qu’une personne effectue dans la proximité de son cadre de vie), et la mobilité de loisirs occasionnelle avec nuitées (notamment les longs séjours). Ces déplacements génèrent respectivement 36 % et 62 % des émissions totales dues à la mobilité de loisirs. Les logiques d’actions diffèrent sensiblement d’un type de mobilité à l’autre. 

La mobilité de loisirs quotidienne est très majoritairement réalisée en TIM (75 % des trajets) et le plus souvent dans les limites du Grand Genève (80 %). La réduction des impacts que ces déplacements génèrent passe donc principalement par des actions d’aménagement du territoire visant à implanter au plus proche des lieux de résidence les aménités recherchées au quotidien par la population genevoise, ainsi que par le développement de l’offre de TC (amplitude horaire et cadences) et des modes actifs (report modal). Le développement de services de mobilités regroupés dans des hubs de mobilités partagées situées en périphérie (pour parcourir les derniers kilomètres, notamment afin de répondre à la demande de loisirs de type naturophile) constitue également un levier important. 

En ce qui concerne la mobilité de loisirs occasionnelle avec nuitées, celle-ci s’effectue très majoritairement à l’étranger (90 % des déplacements) et la plupart du temps en avion (80 % des distances). Les leviers possibles diffèrent selon les types de séjours. Pour les plus courts (1 à 3 nuitées), il s’agit de valoriser les destinations locales et les aménités de plein air à proximité, notamment en collaboration avec la Fondation Genève Tourisme & Congrès, mais aussi avec nos partenaires du Grand Genève et les opérateurs de transports transfrontaliers. Pour les séjours les plus longs, la décarbonation passe par l’amélioration de l’offre ferroviaire (notamment des trains de nuit à destination de l’Europe) et la promotion de moyens de transport alternatifs.

co-benefices Co-bénéfices

  • Valorisation de l’économie locale (tourisme rural)
    Valorisation de l’économie locale (tourisme rural)
  • Renforcement de l’identité locale (découverte de la région
et de ses atouts par la population locale)
    Renforcement de l’identité locale (découverte de la région et de ses atouts par la population locale)

Pilotes principaux

OCT

DDC

Etablissements de droit public

TPG, AIG

Autres entités impliquées

CFF, Fondation Genève tourisme et Congrès, Partenaires vaudois et français du Grand Genève

Autres offices cantonaux

DPA, OCEV, OCAN, OCEI, DF, SG

Publics cibles

Population genevoise et du Grand Genève

Secteur touristique (à l'échelle du Grand Genève)

Effets potentiels sur la biodiversité

Chacune des fiches-actions du PCC 2030 est examinée sous l’angle de sa compatibilité avec les orientations des politiques en faveur de la biodiversité.

Dans ce contexte, sont listés ci-contre les opportunités à favoriser (+) et les risques à éviter (-) vis-à-vis des enjeux de biodiversité.

  • Promouvoir un tourisme local durable et renforcer le lien de la population avec le terroir et la nature genevoise
    Promouvoir un tourisme local durable et renforcer le lien de la population avec le terroir et la nature genevoise
  • Augmentation potentielle des dérangements de l'artificialisation des sites naturels liés à une fréquentation accrue
    Augmentation potentielle des dérangements de l'artificialisation des sites naturels liés à une fréquentation accrue
  • Pression possiblement renforcée sur les milieux humides (baignades et loisirs aquatiques)
    Pression possiblement renforcée sur les milieux humides (baignades et loisirs aquatiques)
Fiche-action 2.7

Actions

Dans le cadre du PCC 2025-2030, la fiche-actions 2.7 (Réduire les émissions de GES dues à la mobilité de loisirs quotidienne et occasionnelle) englobe 7 actions.

Le premier relevé de mise en œuvre des actions du PA 2025-2030 sera réalisé au printemps 2026 (soit environ une année après l'adoption du plan). Dans l'intervalle, et à quelques exceptions près, les actions sont considérées soit en phase initiale, soit en cours de réalisation (pour les actions en continu). L'état d'avancement des actions sera ensuite évalué systématiquement sur une base annuelle. 

Fiche-action 2.7

Indicateurs de suivi

Le suivi de la fiche 2.7 (Réduire les émissions de GES dues à la mobilité de loisirs quotidienne et occasionnelle) repose sur 5 indicateurs.

Ces indicateurs sont liés entre eux de manière positive ou négative, selon les cas de figure. Des liens directs existent aussi entre les indicateurs de MOYENS et les actions qui sont englobées dans la fiche (cf. diagramme ci-contre). 

Les actions n'ayant aucun lien avec les indicateurs de MOYENS sont toutefois monitorées à travers l'évaluation annuelle de leur état d'avancement (cf. catalogue d'actions). 

Nous vous invitons à lire la notice méthodologique ci-dessous expliquant le code-couleurs utilisé pour juger l'évolution des variables (cf. pastilles colorées à droite dans le tableau ci-dessous).

Evaluation synthétique de la situation

Fiche-action 2.7

Synergies avec les autres fiches-actions

Chacune des 35 fiches-actions du Plan climat se focalise sur une thématique spécifique lui conférant une identité distincte et autonome. 

Ces fiches-actions ne sont pas pour autant indépendantes les unes des autres. Au contraire, elles se renforcent souvent mutuellement à travers des synergies diverses.